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24 mai 2008 6 24 /05 /mai /2008 12:57

Les cyclopes

 

 

Du grec Kuklos : cercle et öps : œil

 

Les cyclopes de la mythologie grecque, nés de l’union d’Ouranos, le ciel et de Gaia, la terre, était des géants monstrueux «  au cœur violent », selon Hésiode, dotés d’un œil unique au centre du front. Ils avaient pour nom Argès, Stéropês et Brontês, à savoir Eclair, Foudre et Tonnerre. Sont ceux qui donnèrent à Zeus le tonnerre et la foudre. Ils étaient frères des Titans, des Géants ainsi que des trois Hécantonchires, monstres aux cent bras.  

 

Cyclopes forgerons

Ces cyclopes servent d'aides à Héphaïstos. On connaît les noms de deux d'entre eux, Acamas et  Pyracmon.

Cyclopes bâtisseurs

Un groupe de cyclopes au service du roi Proétos construit les murs de la cité de Tirynthe, la ville natale d'Héraclès. Ces murailles sont qualifiées de cyclopéennes. Ils construisent aussi les murs de Mycènes et la porte des Lions. Ils ont un sanctuaire dans l'isthme de Corinthe.

Ces cyclopes sont appelés encheirogasteres (« ceux qui ont des mains au ventre »), car ils travaillent pour gagner leur vie.

Cyclopes pasteurs

Les Cyclopes pasteurs incarnent une génération tardive, loin d'être aussi brillante que les précédentes. Ils se contentent de vivre de l'élevage en Sicile. Le terme « Cyclope » se réfère alors habituellement à l'un des représentants de cette race de Cyclopes dont le mieux mis en valeur par Homère est le fils de Poséidon et de Thoosa : Polyphème. Il existe aussi Télémus.

Chez Homère et Virgile, les Cyclopes, fils de Poséidon, sont des géants sauvages et cannibales, ne craignent ni les dieux ni les hommes. Ils vivent en élevant des moutons, notamment dans l'île de Trinacrie (Sicile).

Euripide met également en scène le Cyclope Polyphème dans son drame satyrique intitulé Le Cyclope en réunissant deux épisodes mythologiques distincts. En effet, Ulysse aborde bien sur l'île comme dans le chant 9 de l'Odyssée, mais au lieu de rencontrer d'abord Polyphème, il tombe nez à nez sur les Satyres et le vieux Silène, qui après avoir échoué sur le rivage se sont retrouvés esclaves de Polyphème et obligés de faire paître ses troupeaux.

Cette catégorie de Cyclopes ne se limite pas à la mythologie grecque, puisqu'on en retrouve des exemples dans les Pyrénées, avec le Tartaro, les Bécuts, Ulhart (Pyrénées et Alpes), dont l'essentiel des récits correspond d'assez près aux démélés de Polyphème avec Ulysse.

 

 

 

Légende de Polyphème

 

Le cyclope Polyphème, fils de Poséidon et de la nymphe Thoosa, connaîtra une aventure amoureuse avec la nymphe Galatée. Il apprendra d'un devin, Télémos, qu'il perdrait la vue par la faute d'un nommé Ulysse. Il répondra qu'il avait déjà le cœur brisé par la faute d'un autre homme.


C’est en quittant l’île des Lotophages, qu’Ulysse et ses douze compagnons abordent l’île où se trouvent les cyclopes. En cherchant de quoi subsister, ils pénètrent dans une profonde caverne dans laquelle se trouvent des troupeaux, des claies remplies de fromage et de la vigne sauvage. Il s’agit de l’antre du cyclope Polyphème, qui ne tarde pas à rentrer, accompagné de ses chèvres, de ses moutons et de son bélier. Découvrant les minuscules hommes qui tentent de se cacher dans les recoins de la grotte, il en attrape deux par les pieds et les mange tout crus. Puis le monstre va se coucher, non sans avoir condamné l’accès de son repaire par un énorme bloc de pierre, coupant ainsi tout espoir de retraite aux malheureux navigateurs grecs.

 

Le lendemain il avale à nouveau deux hommes pour son petit déjeuner, puis deux autres le soir. Il ne reste plus que la moitié de l’équipage d’Ulysse , qui , pour tenter d’amadouer la brute, lui offre du vin. Le cyclope accepte bien volontiers et demande à Ulysse son nom. Ce dernier lui répond « Outis » (personne). «  Puisque ton nom est personne, je te dévorerai en dernier », proclame le géant avant de s’enivrer de vin.

Assommé par l’alcool, il tombe comme une masse et s’endort. Ulysse en profite pour aire rougir au feu la pointe  d’un énorme tronc pointu que lui et ses camarades enfoncent dans l’œil unique du cyclope endormi.

Ce dernier se réveille en hurlant et appelle au secours les autres cyclopes vivant aux alentours. Ces dernier accourent et, derrière la roche qui bloque l’entré, demandent à Polyphème ce qui lui arrive.

« On m’assassine ! » rugit-il. « Qui ça ? » interrogent les géants. « Personne ! » répond naïvement Polyphème, pensant révéler l’identité d’Ulysse. Croyant qu’il se moque d’eux, les cyclopes se retirent.

 


Ulysse attache alors ses compagnons sous le ventre des moutons, lui-même s’accrochant à la laine du bélier préféré de Polyphème. Ce dernier débloque l’entrée et laisse sortir son bétail, non sans palper chaque bête afin d’être sûr que ses ennemis n’en profiteront pas pour s’enfuir. La ruse d’Ulysse réussit et les Hommes parviennent à quitter la grotte du cyclope et à embarquer sur leur navire, abandonnant sans regret la contrée inhospitalière.



Polyphème, prenant conscience qu’il a été berné, jette en aveugle d’énormes rochers en direction du bateau grec ; mais aucun n’atteint son but. Ne résistant pas au plaisir de narguer le cyclope, Ulysse lui révèle alors son nom véritable. Il ignore cependant que Polyphème est le fils de Poséidon. Pour se venger de celui qui l’a plongé dans les ténèbres, le  cyclope demande alors à son père de jeter le marin grec dans mille épreuves et mille tourments, qui poursuivront Ulysse jusqu’à la fin de sa quête.


 

Les géants borgnes

 

D’autres géants à l’œil unique sont présent dans les mythologies germaniques et celtiques, se confondant avec la figure inquiétante du borgne doté de pouvoirs surnaturels, avatar du dieu Odin, alias Wotan, qui avait accepté de donner l’un de ses yeux pour obtenir le don de double vue après avoir bu à la source de Mimire, et parcourait le monde incognito, avec un bandeau sur l’œil, un chapeau à large bord et un long manteau.

De même le roi de la forêt  de Brocéliande était un immense cyclope noir au pied unique, auquel obéissaient les bêtes des bois.

 

Les Cycles mythologiques irlandais font fréquemment allusion à des borgnes, dont l’œil unique semble être un signe de leur vocation royal et de leurs pouvoirs chamaniques.

L’œil du borgne comme celui du cyclope, étant doué de « double vue » comme dans l’exemple d’Odin. Il s’agit en fait de l’équivalent du « troisième œil » des sages hindous.


Origines


On connaît leur penchant pour le travail des métaux : certains spécialistes pensent donc que la légende des cyclopes provient de forgerons qui portaient réellement une protection sur un œil, de peur d'être aveuglés en cas de projection d'escarbilles brûlantes. Les forgerons portaient également des tatouages en l'honneur du soleil, ce qui pourrait être une autre origine du mythe.

La génération des cyclopes pasteurs est clairement différenciée des précédentes. Ils sont très probablement des additions tardives au Panthéon et n'ont pas ou peu de relations avec les forgerons.

On pense aussi souvent que les légendes associées à Polyphème ne sont pas vraiment issues du mythe des cyclopes mais n'y ont été associées que par l'inclusion de Polyphème dans l'Odyssée par Homère. Polyphème pourrait avoir été un démon local ou une sorte de monstre.  Les triomates des légendes crétoises pourraient en être la véritable origine — ils étaient une race rurale d'ogres se nourrissant de chair humaine et qui portaient un troisième œil à l'arrière de la tête. Cet œil excepté, ils ressemblent beaucoup aux cyclopes d'Homère.

Une autre source possible des légendes sur les cyclopes pourrait être la présence de crânes préhistoriques de proto-éléphants trouvés par les Grecs (on en rencontre encore aujourd'hui) en Crète. La large cavité nasale (pour la trompe) qui est très visible au centre du crâne aurait été confondue avec une orbite oculaire de grande taille. Étant donné le peu d'éléphants vivants que les habitants pouvaient rencontrer, ils avaient peu de chance de reconnaître l'origine exacte du crâne.

Mais l'explication la plus vraisemblable est celle d'une origine indo-européenne du mythe. Les langues des Grecs, des Celtes et de tous les autres peuples indo-européens étaient issues d'une même langue-mère. Il est donc naturel de penser que ces peuples avaient des mythes communs remontant à un très lointain passé. Dans les croyances irlandaises, on trouve des créatures appelées les Fomoire, qui n'avaient qu'un œil, qu'un bras et qu'une jambe et qui vivaient sur des îles périphériques. Leur roi était Balor. De ces caractéristiques, les Grecs n'ont retenu que l'unicité de l'œil. Dans les croyances des Ossètes, peuple de langue iranienne, figurent des ogres à un œil.

source : encyclopédie du merveilleux

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Published by Cold_Death
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